08.11.2009
Un petit film sur le Pisé... avec Capucine
Je viens de mettre sur Formaterre, le petit documentaire sur le pisé.
Bravo à Christian et à Mélinda (Capucine pour les intimes).
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27.09.2009
La 400ème note : faisons confiance à la terre
Et oui, c'est la 400ème note que nous publions dans ce blog. Pour fêter ces 400 coups, je voulais causer un peu de terre. En effet, nous savions que les enduits terre sont très long à sécher et parfois des moisissures apparaissent.
Après avoir enduit seul(e), à deux, à trois, en chantier-école ou en chantier participatif... nous avons rencontré quelques problèmes concernant le séchage de certains enduits.
Nous avons, en effet, constaté des tâches de moisissure. Cependant, après avoir passé une taloche éponge sur un mur nous avons constaté la disparition de l'ensemble des moisissure et de la plupart des tâches (la partie basse est passé à la taloche éponge mais pas encore celle du haut) :

Voici Catherine qui passe la taloche éponge :

Ma conclusion est donc la suivante : si un enduit est posé à une période proche de l'hiver dans un endroit peu ventilé, le séchage ne sera pas homogène (souvent passé l'été et il faut plus de 3 mois pour qu'il sèche complètement...) et il y aura des risques de moisissure. Pour y remédier, un coup de taloche éponge permet de rendre homogène le support mais il faudra veiller cette fois que l'endroit est ventilé et que l'hiver n'est pas trop proche.
Moralité : faisons donc confiance à la terre.
Du coup, ça m'a donné envie de donner une petite jeunesse au mur qui longe le nouvel escalier :

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06.04.2009
Une idée de Vero... de la terre dans le cellier
trop de couleurs fatigue les yeux. Plutôt que d'ajouter une autre couleur, elle nous a proposé de continuer l'enduit terre. Sur le plâtre, ce n'est pas ce qu'il y a de mieux mais bon ça à l'air de tenir et Catherine avait déjà adoptée cette proposition.
Le résultat est super, normal avec un enduit terre, le résultat est garanti d'avance :
Merci Véro !!! Ils sont trop fort Véro et Fred

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11.11.2008
Armistice avec les enduits terre
C'est en ce 11 novembre, que la paix avec les enduits terre sera scellée. Les 2 derniers murs ont été dédié au bureau, pièce studieuse sur laquelle nous avons testé nos différentes techniques :
- Gaspard s'est essayé à la technique de pro, style jorge : à l'aide d'un platoir bien garni et d'une truelle puis d'une petite taloche en bois pour lisser et contraindre la terre.
- De mon côté, je reste fidèle à mes lisseuses : la petite et la grande de 50 cm.
Faisons donc un bilan des murs enduits avec de la terre :
Au Rez de chausée :
- 4 murs pour le salon (dont 1 fini à la chaux)
- 1 mur pour le couloir
- 2 murs pour le cellier
- 1 mur pour la cuisine
Soit 8 murs au total
Au 1er étage :
- 2 murs dans la chambre de Louna
- 3 murs dans la chambre de Capucine
- 1 mur dans le couloir entre les 2 pièces
- 5 murs dans notre chambre
- 2 murs dans le bureau
- 1 murs dans l'escalier pour aller au 2ème
Soit 14 murs au total
Au 2ème étage :
- 3 murs dans la chambre de Colombe
- 3 murs dans la chambre de Maïa
- 1 mur au nord, dans le hall
- 4 murs dans le grenier (la pièce que je préfère)
Soit 11 murs au total
Ce qui nous fait 33 murs avec la terre du jardin et .... le trou pour la piscine qui est pas mal entamé
Un grand merci à nos filles qui ont tamisé presque toute la terre et à toutes les personnes qui nous ont aidé. (Dès que je retrouve mon chargeur d'appareil photo, je fait un petit film comprenant les 33 murs).
La suite du chantier :
- isolation
- badigeon, chaulage
- Peinture
- 2 salle de bain
- Et le gros : la cuisine
20:00 Publié dans la terre | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
28.10.2008
Préparation d'un mur en pisé
Préparation d'un mur en pisé :
ETAPE 1: Enlever le plâtre avec un petit burineur
format perçeuse à percu sinon c'est trop lourd). Une puissance de 2 à 3 joules est suffisante
C'est seulement à la fin que j'ai trouvé une astuce pour éviter de ramasser tous les gravas. Il suffit de mettre 2 grands cartons sur le sol et par
dessus 8 seaux serrés les uns contre les autres :

Bref, comme d'hab, les astuces les plus simples sont les plus difficile à trouver. sur la photo on observe les outils de base :
- le petit burineur avec la large mèche.
- le casque avec le nez de cochon pour éviter de respirer la poussière.
- les gants pour éviter les égratinures.
- les cartons que l'on pli afin que les gravas qlissent tranquillement dans le seaux.
Et bien sûr, lorsque les seaux sont presque plein, on arrête pour les vider si possible dans un petit camion benne (merci Bernard. Je me demande comment j'aurai fait sans le super camion benne de Bernard).
Voici donc le résultat :
La chambre des parents

la chambre de Capucine


Sur cette photo on remarque la gaine qui prend le chemin le plus court. Cela ne nous a pas plus (comment s'en souvenir ? Comment mesurer ?) Du coup j'ai fait une saignée par la bas, ajouter une autre prise et fait passer la gaine sous la bande de chaux la plus basse.
ETAPE 2 : Dépoussiérer et maintenir les gaines
Lors de cette étape, on a besoin :
- du nez de cochon
- d'un grand et d'un petit balai (un petit suffit mais c'est plus pratique). Les poils du balais doivent être souples
- d'un seau et d'une petite pellette pour ramasser la terre
Donc, j'ai pris le grand balai et j'ai balayé de haut en bas. Cette étape est très importante et ne prend pas beaucoup de temps. Lors d'un stage, Jean-Jacques Barrionnier nous avait dit qu'une personne avait raté ces enduits à cause de cela. En fait, c'est normal, s'il y a beaucoup de poussière, l'enduit repose en partie dessus et donc... ne tiendra pas bien longtemps.
L'astuce du carton est à réitérer afin de récupérer la terre pour la tamiser (cailloux, plâtre...) et la réutiliser ensuite.
ETAPE 3 : "Panser le mur" pour le mettre à niveau
Grâce au mortier "terre/chaux/paille broyée" (1vol/1vol/1vol), on bouche tous les trous (les gaines éventuelles, les prises électriques...), même les très important et on remet à niveau le mur. Cette étape est très gratifiantes car on a déjà un mur à peu près à niveau. Ceci dit, personnellement, je ne suis pas pour les murs super à niveau, tiré à la règle. Si c'est pour avoir un mur droit comme du placo... Mais bon, c'est une affaire de goût.
De plus, la lisseuse de 50 cm garanti un résultat très satisfaisant à mon goût (merci à Jean-François pour cette astuce).
ETAPE 4 : l'enduite de finition
Avec notre terre du jardin ou celle acheté à St Nazaire en Royan, on procède ainsi :
- Un petit coup de balai rapide (la poussière revient toujours)
- Mouiller abondament sans que ça dégouline, revenir au même endroit. Le top est de bien mouiller la veille et de remouiller avant d'appliquer l'enduit.
- Appliquer l'enduit de finition (avec nos terre : 2 volumes de terre pour 1 volume de sable)
- Talocher, lisser
- Laisser reposer la nuit.
- Prendre la taloche époonge le lendemain et admirer ;-)
A ce jour, nous avons enduit à la terre (seuls ou en chantier participatif composé de 99% de débutants) 24 MURS. Et ils ont toujours été réussis. J'ai l'impression qu'il est impossible de rater un mur en terre.
Voici une synthèse en vidéo pour les 2 premières étapes :
19:56 Publié dans la terre | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
14.09.2008
une fin de semaine productive...
Commençons par Catherine qui a posé dans la semaine un super enduit rouge avec la terre de St Nazaire en Royan dans le cellier
Melange comme avec notre terre :
- 4 volumes de terre
- 1 volume de sable
- 1 volume de paillette de lin
- environ 1 volume d'eau (un peu moins)
Nous avions commencé par le mur nord du cellier. Je m'étais dit : "si nous mettons un enduit rouge sur un mur nord, ça devrait lui donner un peu de chaleur". L'idée me semble encore intéressante mais la remarque de Catherine est nettement plus pertinente :
"Si nous mettons un enduit foncé au nord, la lumière du sud sera absorbé par le mur foncé qui se trouve au nord et la pièce sera plutôt sombre. Moralité : il vaut mieux mettre le bel enduit rouge sur un mur Est ou Ouest."
A priori, cela a convaincu Colombe qui voudrait un enduit rouge sur son petit mur que j'ai isolé mais sans paillette de lin.
En attendant voici le bel enduit de la grande Catherine :
Sur sa lancée, Catherine a fait des essais samedi de couleur en utilisant un badigeon " a fresco" (sur enduit frais) ainsi que des eaux fortes (idem que le badigeon pour la quantité d'eau mais plus chargé en pigment et donc moins en chaux). Les essais de badigeon se trouvent sur la ligne du haut et ceux des eaux fortes sur la ligne du milieu.

Ils ont été réalisé avec des pigments acheté chez Dousselin (Couzon au mont d'or). A l'heure actuelle, la meilleur adresse pour ce type de produit.

Pendant ce temps, avec Gaspard, nous avons coffré une cheminée avec du bois, voici le résultat :

Le lendemain, nous avons enduit le mur nord du grenier et commencer celui du mord nord du salon. Voici Catherine, Gaspard et François (un beau frère) qui pose l'enduit de fintion (terre/sable/ paillet de lin).
Les voilà, tous les 3 en train de finir d'enduire le mur :

Dimanche prochain, nous terminerons le mur du salon. L'obectif étant de terminer les enduits avant la Toussaint, donc 1 mur par semaine environ. @ suivre ....
21:50 Publié dans la terre | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
24.08.2008
Mur éconologique, terre et toile de jute.
Les murs isolant à la paille seront bientôt invisible, snif. Il va falloir que je pense à une fenêtre témoin. Ils vont trop me manquer.
En attendant Catherine a appliqué sur l'enduit terre/paille/chaux un enduit terre/sable avec pose de la toile de jute, histoire d'armer le mur.
Voici le résultat dans le cellier :
et dans la chambre de Colombe :

Bravo à Catherine,
Il manque le plus dur : choisir l'enduit de finition :
- terre rouge de royan/sable blanc d'Hostun (rouge) ?
- terre rouge de Royan/sable de Saône (orangé)
- chaux aérienne/sable blanc d'Hostun ? (blanc)
- chaux aérienne/sable de Saône (blanc cassé ? )
- terre/paillette de lin puis badigeon ...
Je pense que l'on organisera un ou plusieurs chantiers participatifs dont le thème sera "les enduits de finition"
Un petit jeu pour finir cette note sur les enduit terre/toile de jute. Quelle est la différence entre ces deux murs ? :
Et bien les deux murs ont une finition terre/paillette de lin d'où leur ressemblance sauf que :
- Le mur de gauche est un mur isolant (entre 10 et 15 cm de paille) et donne sur l'extérieur (Nord). Je pense qu'il doit avoir également des propriétés phoniques intéressantes. D'ailleurs, quand on tapotte dessus, ça sonne légèrement creux.
- Le mur de droite est un mur chauffant, il y a des tuyaux tout le long, c'est un mur de cloison qui sépare deux chambres.
21:19 Publié dans la terre | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Comment analyser sa terre ?
Grande discussion hier avec Serge et Gaspard. Serge avait apporté sa terre pour faire des essais. Il pense qu'il y a environ 5% d'argile. Cela me semble étrange (mais bon tout est possible) car il habite à Messimy et la plupart des maisons anciennes sont en pisé.
Nous faisons donc le test du bocal rempli à moitié de terre et à moitié d'eau. On le secoue à la mode d'Orangina et on laisse reposer un bon moment. Déjà au bout de 45 minutes on commence à distinguer les différentes couches qui la constitue. La difficulté réside dans l'analyse de ces couches (je serai super preneur d'un cours, même à distance, ou d'un lien internet intéressant à ce sujet).
- Le sable étant le plus lourd tombe au fond. Là-dessus, nous étions d'accord tous les deux.
- Une couche homogène de couleur marron foncée se distingue ensuite. Je pense qu'il s'agit d'argile et Serge pense qu'il s'agit de limon, si je regarde la définition sur wikipédia, je trouve : " En géologie et en pédologie, un limon est une formation sédimentaire dont la taille des grains est intermédiaire entre les argiles et les sables (entre environ 2 et 50 micromètres, les limites précises peuvent varier quelque peu suivant les laboratoires). Un dépôt majoritairement limoneux peut être qualifié de limon. Le limon est fréquent dans des dépôts alluviaux et caractérise les dépôts éoliens de loess"
Cela ne me dit pas si le limon peut être considéré comme un argile et donc en maçonnerie comme un liant. Car si tel est le cas, sa terre serait argileuse à 60% environ.
Je viens de trouver un lien très intéressant à ce sujet mais qui me confirme que l'anaylse d'un échantillon dans un bocal est très complexe. L'autreur considère, à mon avis, à juste titre que cet échange gagnerait à être conservé dans les archives. Voici le lien. Et voici quelques extrait dont l'auteur, qui a l'air d'en connaître un rayon est Michel WIENIN alias Vetus Reptator :
.... 1) La principale différence entre argiles et limons est la taille des particules.
Arbitrairement, on « coupe » = 2µm (2 / 1000 de mm) :
plus fin, c'est de l'argile, plus grossier du limon.
Evidemment, dans la pratique la granulométrie d'un dépôt est une jolie courbe de genre Gauss et
la distinction pas évidente. En fait, elle est plus pratique que réellement signifiante.
2) Théoriquement, les particules de limon s'accumulent
relativement rapidement au fond de l'eau tandis que l'argile reste en
suspension plus longtemps et surtout un mélange argile + eau relativement
stable et que tout spéléo connaît bien !
3) Chimiquement, un limon est une sorte de micro-sable formé de
particules arrachées aux roches parcourues par le cours d'eau en amont et
plus ou moins altérées mais pas entièrement : il varie donc en fonction de
ces roches. Inutile de chercher une réaction chimique spécifique.
4) Une argile provient de minéraux siliceux (micas, feldspaths)
plus altérés mais la limite est rarement franche ! Bien sûr, il y en a aussi
plusieurs espèces en fonction des minéraux d'origine et des conditions
d'altération : illite, kaolinite, smectite (montmorillonite, beidellite...)
Inutile là aussi de chercher une réaction chimique spécifique...
....La différence de base entre limons et argiles est que les premiers décantent
relativement vite dans de l'eau calme (la gravité l'emporte largement sur la
viscosité de l'eau et les réactions de surface) ; ce sont par excellence les
dépôts de crue (débordement de cours d'eau boueux) mais on connaît également
des limons d'origine éolienne (loess).
Au contraire, les argiles forment des
suspensions dont la décantation se mesure en minutes, heures et parfois
davantage selon nature et finesse.
Il y a naturellement toujours un peu de matière organique dans un limon, en
provenance des sols lessivés par le ruissellement mais c'est un composant
marginal.
Dans un vrai sol (le limon est une roche), la composante organique,
d'origine végétale, est l'humus (carbone cellulosique et dérivés des acides
humique et fulvique).
Le mot "limon" est clair et désigne une roche sédimentaire meuble.
Par contre "argile" ne l'est pas car on emploie le mot aussi bien pour des minéraux
précis (définition minéralogique : un ensemble d'aluminosilicates hydratés à
structure feuilletée = minéraux argileux) et pour des roches formées
majoritairement desdits minéraux (définition pétrographique : roches
argileuses).
Une autre différence est le niveau d'altération des minéraux originels
(feldspaths et micas en particulier) :
faible ou du moins très incomplet dans le cas des limons,
beaucoup plus avancé chez les argiles...
Pour info, voici la classification granulométrique classique française de A. Cailleux (début du 20e siècle) :
> 200 mm blocs
20 à 200 mm galets ou cailloux
2 à 20 mm gravillons
0,2 à 2 mm sables
20 à 200 µm sablons
2 à 20 µm limons
< 2 µm pré-colloïdes (argiles)
Les Anglo-saxons coupent souvent différemment :
1/16 mm à 2 mm sands (sables) (62,5 µm à 2 mm)
1/256 à 1/16 mm silts (limons) (3,9 à 62,5 µm)
< 1/256 mm clays (argiles).
- Une couche marron clair se dépose au fur et à mesure. Au bout d'un long moment, il s'agirait donc des particules d'argiles en suspension qui se déposent lentement
Quelle conclusion peut on tirer de toutes ces infos ?
- La différence de granulométrie entre le limon et l'argile est donc très failble et donc très difficile à analyser à l'oeil nu.
- D'un point de vue maçonnerie, j'aimerais savoir comment pourrait-être considéré le llimon. Liant comme l'argile ? Liant à 50 %, à X % ?
- Je préfère largement le test en grandeur nature :
- 1. Je dépoussière mon mur en terre ou en brique.
- 2. Je mouille abondamment le mur pour qu'il n'absorbe pas l'humidité et l'eau de mon enduit.
- 3. J'applique mes essais en 2 catégories :
- Catégorie 1 : tests sans fibre :
- 2 volumes de terre/1 sable
- 1 volume de terre/1 sable
- 1 volume de terre/2 sable
- Si je pense avoir une terre très argileuse : 1 volume de terre/ X sable (Christian a appliqué un enduit au kaolin, 100% argile : 1 volume de kaolin/7 volumes de terre)
- Catégorie 2 : tests avec fibres, la fibre va "armer" l'enduit et empêcher ce dernier de fissurer. La paille étant un agrégat, il suffit de refaire les tests ci-dessus en remplaçant un volume de sable par un volume de paille ou de chanvre (personnellement le seul intérêt que je vois au chanvre par rapport à la paille est qu'il est déjà broyé finement par contre l'intérêt de la paille est son coût, environ 10 fois moins cher. Par contre, il est beaucoup plus confortable voire nécessaire de la broyer :
- 2 volumes de terre/1 paille
- 1 volume de terre/1 paille
- 1 volume de terre/1 paille/1 sable
- ...
- Catégorie 1 : tests sans fibre :
Je conseille d'appliquer des "beaux" échantillons d'environ 40 x 40 cm sur environ 2 cm d'épaisseur (corps d'enduit classique). Le plus dur est d'attendre 2 ou 3 jours puis de constater :
- Si l'enduit fissure -> il est trop riche en argile
- Si l'enduit farine -> il est trop sabloneux. S'il farine un peu ça va mais si on enlève des grains à chaque fois que l'on passe le doigt : problème -> trop riche en sable.
Il ne reste qu'à attendre quelques jours pour observer les enduits de Serge. J'essayerai de faire des photos des enduits et de la terre dans le bocal...
@ suivre...
09:42 Publié dans la terre | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
15.08.2008
La terre rouge de St Nazaire en Royans
Histoire de changer de tere, j'ai effectué un petit voyage à St Nazaire de Royans. La terre est d'un rouge ocre magnifique. Il suffit donc de se rendre à la carrière pour visiter.
En fait, l'entreprise extrait des gros cailloux de terre :

Ensuite à l'aide d'un broyeur, la terre devient très fine :

Très très fine, puisque c'est de la 0,1. Ce chiffre ne signifiant pas grand chose pour tout le monde, je la comparerai à du sable fin d'un plage très agréable, histoire de rester en vacances. En voici un échantillon : Les caractéristiques de cette terre est de 22% de fine, soit la même chose que la notre. Une terre peut argileuse.

Hier sur le mur en pisé de la cuisine, Catherine a fait des essais (carré de 40 x 40 x 1 : soit l'enduit de finition que nous appliquerons. Rien de tel que les essais à grandeur nature)
- 1 terre/1 sable
- 2 terre/1 sable
- 1 terre/2 sable
Encore merci à Ali pour son idée simple (donc excellente) de ranger la terre dans un big bag, à Ste Monique pour tous ses conseils sur la terre, à St Bernard pour m'avoir prêté son bon camion et à Gaspard pour m'avoir aidé à transvaser la terre dans le big bas (50 seaux environ).
Il y a fort à parier que le couple 2 terre/1 sable sorte gagnant puisque c'est le mélange que nous avons utilisé pour notre terre qui aurait, à peu près, le même taux d'argile (de fines). Nous attendons le séchage et on vous tient au courant.
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12.08.2008
Idées reçues sur les murs en pisé
Chevilles ou pas chevilles
Aujourd'hui, nous avons continué, avec Catherine à préparer le chantier participatif de demain. Va d'ailleurs falloir que je me fasse une petite nocturne pour passer le gobetis sur le mur chauffant de la chambre de Capucine et mettre aussi un peu de ciment pron éconologique. Va falloir que je lui donne un nom à ce fameux enduit 1 terre/1 paille broyée (non tassée)/1 chaux hydraulique.
Bref, en posant l'aspiration centralisée, j'avais un peu la flemme de mettre des chevilles. Du coup, j'ai fait un essai de visser directement mes grandes vis (5 x 100) dans le mur en pisé... Et à ma grande surprise, ça tient super bien.
Mais au fait, pourquoi cette surprise ?
- La centaine de clous que j'ai planté (70 mm, pas plus) tiennent super bien. Donc des vis de 100, ça tient forcémment mieux.
- La vis a toujours plus d'accroche que le clou.
En fait, pendant un an, je me suis laissé influencé par de nombreux vendeurs car cela tient très bien. Bon, si je veux être sûr qu'il y a très peu de jeu dans le temps, je continuerai à mettre des chevilles mais pour tenir une calle, mettre un collier qui tiendra un tuyaux en PVC d'aspiration centralisée... pas vraiment la peine de s'embêter et de mettre du plastique dans la terre.
Le diamètre du trou ne change pas !!!!
Il ne s'agit pas du dernier Sant-Antonio ;-) mais véritablement de la taille d'un trou dans un mur en pisé. Prenant le cas extrême : le perçage d'un mur en pisé de part en part. Nous l'avons fait avec Bernard pour installer la poulie. Pour cela Bernard a fabriquer une mêche spéciale d'environ 70 cm de long (avec de la tige filetée) et il a soudé au bout une cloche (donc diamètre d'environ 60 mm).
Je peux vous assurer qu'après un "petit" trou de 45 cm de profondeur le diamètre avait à peine augmenter et que le tube qui soutient la poulie ne "nageait" pas dans un flot terreux...
Bref, rien de tel que l'expérience et malheureusement, j'ai comme l'impression que de nombreux vendeurs n'en ont pas beaucoup en mur en pisé. C'est dommage car ces murs sont tellement beaux....
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