11.07.2009

Réflexions sur l'huile dure

Mais que mettent les fabricants écolo dans les huiles dures pour que le prix soit multiplié par 4 voir par 7 ou 8 par rapport au prix de l'huile de lin ?

Un litre d'huile de lin coûte environ de 3 à 5 euros selons les boutiques alors que les huiles dures coutent environ de 18 à 45 euros litres.

L'objectif est donc de regarder la composition de ce liquide précieux et de le fabriquer soi-même.

La suite... sans image ;-)


La composition des huiles dures

• Il y a souvent de l'huile de lin et une autre huile (huile de bois de Chine par exemple). Je ne sais pas à quoi sert cette huile de bois de Chine mais sans vouloir être mauvaise langue ça fait un peu "huile rare, difficilement trouvable...".

• Il y a souvent de la colophane modifié. C'est à dire un produit composé de 90% de résine et de 10% d'esther. Je pense donc mais ça n'engage que moi (ah ce que j'aimerais rencontrer un chimiste pour valider ou invalider mes hypothèses) qu'ils utilise uniquement les résines sans les esthers pour modifier la viscosité de l'huile. Ainsi l'huile est moins visqueuse et pénétrès mieux dans le bois. De plus la colophone est beaucoup plus saine que l'essence de térébenthine (ceci dit, c'est pas bon mais ça sent terriblement bon. Une fois de temps en temps, ça ne doit pas être si mauvais que ça ;-)))

• Il y a des "sens bons" : huile ou essence d'agrume. Bref, ça c'est pour le côté marketing. "Hum que ça sent bon, ça me fait penser aux champs d'orangers qu'il y a dans le sud". Bref....

• Et... Et il y a un siccatif. Souvent c'est mentionné sans plomb. Normal. Il s'agit d'un siccatif au cobalt. On trouve ce siccatif dans tous les magasins spécialisé en peinture. Je l'ai acheté hier à la Seigneurie. Il coûte environ 10 euros le flacon de 100 ml mais on en a besoin d'un cuillère à soupe ... par litre. C'est à dire que ça me coûte environ 1 € par litre.

Moralité : je vais tester mon huile dure maison qui aura la composition suivante :

  1. 30% d'essence de térébenthine
  2. 70% d'huile dure crue (elle n'a pas été cuite donc elle est plus blanche et jaunit moins)
  3. une cuillère à soupe de siccatif au cobalt pour 1 litre.

Comme je suis en train de m'occuper le placard de Colombe, je vais donc tester mon huile sur les planches de son placard... et la peinture à la pomme de terre sur le fond.

C'est support un placard ;-))

 

 

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Commentaires

Bonjour ! Je suis en train de faire la même recherche que vous et je tombe sur votre post... qui m'interpelle quelque part... Chez nous, traditionnellement, on utilise huile de lin+ thérébentine pour raviver et entretenir les terres cuites au sol et voilà t-y pas que le fabricant de terres cuites ne jure plus que par l'huile dure (qui ne coulerait pas vers le fond des carreaux et ne s'encrasserait pas...) et il en vend ! L'enjeu financier est de taille: 100 m2 de plancher et 80 m2 de carrelage à huiler. J'ai fait un essai avec 1 l d'huile dure sur des portes en bois et c'est vrai que le produit est agréable, sent bon, sèche vite... J'ai par ailleurs fabriqué des peintures à l'huile de lin et j'en suis très contente. Alors, Quid de l'essai dans le placard ?
PS: très beau chantier que je consulte régulièrement; j'ai des murs en pisé à construire dans ma maison en paille...

Ecrit par : christine O | 20.07.2009

bonjour,
moi aussi, je suis très intéressée par la recette de l'huile dure !
on a déjà mis un bon budget là dedans et ça me semble pas raisonnable de continuer comme cela... on attend donc avec impatience le résultat des tests ! ça s'achète où le siccatif ?
Anne

Ecrit par : anne et andré | 21.07.2009

Coucou !

J'ai pu voir sur le site de naturhaus (en .de) une petite explication de certains composants de leur huile dure.

Les essences d'agrumes remplacent l'essence de terebenthine. Ca sent meilleurs. Ca serait moins toxique (la terebenthine est classé dans les COV, les essences d'agrumes non).

Il y a un siccatif forcement sans plomb. Forcement comme tu le dis puisque c'est interdit depuis quelques decennies (au moins 2 ca fait "quelques"). Malheureusement aucune definition precise de ce siccatif. Parce que meme s'il est sans plobm, celui au cobalt que tu as trouve, c'est tres toxique (masque a cartouche pour manipulation). Et a ma connaissance, il n'y a pas de siccatif naturel, pas toxique, utilisable avec l'huile de lin.

On y trouve aussi des "composés" qui limitent l'action des UV (jaunissement/empattement). Le soucis la encore, meme si l'action est indeniable au bout de 2 ans sur mes colombages, c'est qu'on ne connait pas la composition. Et pour en avoir parler avec un biologiste, les agents anti-UV, c'est generalement pas super toptop.


Bref, ce que je retiens :
-comme toi je trouve la pilule tres difficile a avaler en terme de tarif
-il y a quelques plus qu'on aurait du mal a maitriser (remplacer la terebenthine par les essences d'agrumes par exemple)
-il y a dans ces huiles, des cochonneries chimiques et en prime dont on ne connait pas la nature

Alors pourquoi pas faire sa propre huile comme tu le fais. Ca coute moins cher et au moins tu sais ce que tu mets dedans ;)

Ecrit par : Tony Moutaux | 22.07.2009

Merci Tony pour ton commentaire très intéressant. Voici ce que dit un copain chimiste via un Stéphane, un copain "produbois" :

"Salut thierry. Bon le nom chimique du siccatif, c'est Naphténate de cobalt, de plomb ou de zinc.On trouve ça dans les boutique pour peintre (artiste peintres), a mélanger vers 4% avec une huile siccative (lin par exemple) ce qui vas accélérer son durcissement avec l'oxygène de l'air. L'essence de thérébentine se rajoute pour géger la viscosité, et dons le mordancage (pénétration dans la matiere). A+"

Donc, je pense que c'est la composition de tous les siccatifs bio ou pas que contiennent les huiles dures.

A titre indicatif, j'ai acheté à "la seigneurie" (une super référence pour les peintres pro) un flacon de 150 ml de sicatif à 4,9 € TTC et il préconise de verser une cuillère à soupe par litre d'huile de lin. Donc avec le flacon je devrais pouvais faire une Trentaine de litres d'huile dure !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Ecrit par : Thierry Baruch | 22.07.2009

Bonjour Anne,

Je rentre de stage (mon deuxième stage en tant que Formateur ,-))) J'essaye ma recette cette semaine et je mets tout dans le blog.

@+

Thierry

Ecrit par : Thierry Baruch | 22.07.2009

Bonjour Christine,

Tu pourrais mettre en commentaire ta recette de peinture à base d'huile de lin.

merci d'avance.

Thierry

Ecrit par : Thierry Baruch | 22.07.2009

Très intéressée par vos recherches sur huile dure, je suis effarée par le prix, en sachant que j'ai environ 500 m2 de plancher à huiler.
A l'avance merci pour les recettes

Christine

Ecrit par : CHRISTINE BENOIST | 25.07.2009

L'huile de lin seule assure une assez mauvaise protection, ou tout au moins une protection peu durable. Le film est mince et se détruit rapidement avec le temps (d'autant plus rapidement que l'on a rajouté du siccatif).

Les huiles dures sont normalement plus performantes en alliant les avantages de différents produits :

- L'huile de bois de chine (ou de tung ou d'abrasin) est effectivement une huile exotique mais elle a la particularité de former un film particulièrement souple et solide qui va renforcer le film d'huile de lin et retarder sa dégradation. Cette huile est un allergène connu.

- la colophane, résidu de la distillation de la gemme de pin est aussi un allergène ! Elle s'oxyde assez rapidement à l'air et devient inutilisable très rapidement. Pour supprimer cet allergène et augmenter la durée de vie on la transforme en ester glycériné, malique ou non. Cette résine a pour fonction de durcir le film d'huile qui, sinon, serait trop souple. C'est une résine "courante", bas de gamme mais pas chère ! Pour un film de meilleure qualité il existe d'autres résines comme la dammar, kauri ou mieux mais très chère : mastic.

Cet ensemble huiles plus résine pénètre mal dans le bois. C'est pour cette raison que l'on ajoute un diluant : essence de térébenthine (toxique) ou terpènes d'agrumes (allergène puissant).

Et enfin pour que cela sèche vite on ajoute effectivement un siccatif "sans plomb" à base de cobalt, zircunium, manganèse etc... qui sont reconnus aussi comme toxiques et nocifs pour la reproction humaine !

Ecrit par : Caseo | 27.07.2009

Bonjour Thierry !

J'ai pris le temps de lire les blogs dont tu m'avais donné les liens et j'ai eu le plaisir de constater combien de personnes, un peu partout, s'intéressent à la rénovation dans le respect à la fois du bâti d'origine et surtout des matériaux; ça fait du bien au moral ! Bravo à tous !

Notre projet de maison en paille est né d'un désir de mettre en oeuvre tous ces matériaux et il y a beaucoup à re-découvrir... La recette de la peinture à l'huile fait partie de ces recherches: ce n'est pas une nouveauté mais il est très difficile de rencontrer qq'un qui vous donne "la recette" !
Alors je "bidouille", partant de l'idée que la base c'est du pigment écrasé dans de l'huile, puis ensuite dilué avec de l'huile en fonction de la fluidité et de la concentration recherchée (en fonction de l'usage). On y ajoute qq gouttes de siccatif si on veut accélérer la prise (pas indispensable si on cuit l'huile, mais ça pue, j'ai testé !). Si on n'ajoute rien, le mélange est très fluide; si on veut plus de matière, il faut rajouter une charge:de la craie en général; j'ai mis du blanc de Meudon qui ne modifie pas la couleur (en tout cas pour mon rouge). Comme j'ai fait ça à l'oeil, je ne peux pas vraiment dire les proportions; j'attends la prochaine tournée pour mesurer, prendre des notes... et publier !
Comme point de départ, j'ai cherché sur le net et dans le livre très très riche "Cahier de recettes de la marchande de couleurs".
Intéressant aussi le site du fabricant suédois Allback (version anglaise très complète, pas la française): http://www.allbackpaint.com/eng/index.php
Sur la cuisson de l'huile: http://www.anamorphe.com/sc/techhuile.fr.xml
Sur les composants des peintures à l'huile: http://www.meublepeint.com/recettes_pour_une_meilleure_peinture.htm
Voila pour les sources ! Comme je ne peux pas tout copier ici, je vais les mettre en document sur mon blog ( http://paillenpicardie.blogspot.com/ )

Bon été à tous les écolo-constructeurs !

Christine O

PS: je cherche désespérément un fouloir pneumatique pour damer mon mur en pisé et je ne trouve rien par ici (et je me suis fait une tendinite avec la dame manuelle). Habitant dans une région où l'on connait le pisé, aurais-tu des pistes à m'indiquer, un loueur ou un constructeur équipé qui prêterait-louerait ? (nous avons un compresseur)

Ecrit par : Christine Ortegat | 27.07.2009

Merci beaucoup à Caseo (d'ailleurs bravo pour votre site professionnel) et à Christine :

2 petites questions à Caseo :

Vendez-vous les produits pour fabriquer soi-même l'huile dure ?

Je ne comprends pas pourquoi le fait d'ajouter un sicatif a pour conséquence de détruire le film de l'huile de lin ?

J'ai commencé à passer mon mélange :
2/3 huile de lin
1/3 essence de térébenthine
1 cuillère à soupe de siccatif.

Après 3 couches, j'ai la nette impression que le liquide devient filmogène. De plus, Stéphane (un ami, formateur de menuisiers) a posé cette huile dure maison. J'ai vu le résultat sur un parquet dans sa salle de bain. C'est vraiment filmogène. Maintenant, est-ce durable dans le temps, je ne sais pas.
Je pense faire le test du bocal. Je m'explique :
J'avais laissé dans un bol en céramique un fond d'huile dur que nous avons achetée pour traiter les terre cuite de la crédence de la cuisine.

Quelques jours plus tard, le film était dur comme de la pierre.
Je vais tester avec mon mélange pour comparer la dureté du film et vous tiens au courant.

Merci d'avance pour les réponses.

Ecrit par : Thierry Baruch | 27.07.2009

Merci pour le commentaire ;-)

Pour la première question, c'est hélas non car les produits pour fabriquer de telles huiles ne peuvent s'approvisionner qu'en quantités trop importantes pour nous (Par exemple une résine de colophane de bonne qualité n'est disponible qu'en 750 kg mini et la durée de vie du produit n'est que de trois mois !)

Concernant la seconde je vais essayer d'être simple sans être simpliste. Lorsque l'huile de lin est en présence d'oxygène (la lumière, l'humidité et la chaleur jouant aussi un rôle) la siccativation commence. C'est à dire qu'il y a une transformation chimique des acides polyinsaturés : acide linoléique et linolénique principalement. qui vont former un film de linoxyne.

Si on dépose un film fin d'huile sur un support, l'oxydation va démarrer lentement puis la transformation vers la linoxyne va se faire progressivement (plusieurs semaines à plusieurs mois). Une fois le film formé celui-ci va rester stable pendant quelques temps mais le processus d'oxydation n'est pas stoppé . Le film n'est pas stable et va petit à petit s'acidifier (acide sulfurique), ce qui va détruire le film. Schématiquement on a donc sur une courbe une phase de progression lente, un palier, puis une destruction.

Si on rajoute du siccatif c'est pour diminuer la première phase de palier afin que le fil soit "sec" au toucher au bout de quelques heures au lieu de quelques semaines. La contrepartie c'est que le siccatif va aussi agir sur la phase de palier c'est à dire sur la phase de stabilité du film de linoxyne. On accélère la siccativation mais on accélère aussi l'acidification, donc la durée de vie du film ...

Les siccatifs ont aussi une autre utilisation. En fait on utilise jamais un agent siccatif seul mais un mélange de plusieurs ... et normalement le mélange devrait changer selon par exemple les pigments utilisés mais c'est une autre histoire.

Regardez dans un musée les tableaux peints à l'huile ... ils sont écaillés ! c'est ce phénomène qui a joué d'autant plus rapidement que le peintre n'a pas utilisé de médium (pâte que l'on rajoute à la peinture en tube et qui contient une résine)

De part la prépondérance d'acide linolénique sur l'acide linoléique, l'huile de lin siccative en surface. Et c'est un premier problème car si le film est épais (cas d'une peinture à l'huile pour artistes par exemple) il se forme une peau en surface qui fait barrière à l'oxygène et empêche la siccativité à coeur. Idem si on dépose une couche trop épaisse d'huile de lin. On utilisera donc au moins un agent siccativant qui favorisera la siccativation au coeur du film (c'était de cas des sels de plomb, litharge et céruse !!!).

Pour une huile dure on va utiliser une résine qui va durcir le film et lui donner plus de cohérence et augmentant la phase de palier. Mais surtout on va utiliser des huiles qui sont plus "plastifiantes" et retarderont l'écaillage (standolies).

Les solutions ? elles existent ! On peut par exemple raccourcir naturellement la phase d'oxydation sans toucher à la durée de vie du film de linoxyne. Cela se faisait dans le temps en laissant l'huile au soleil pendant plusieurs mois. On peut aussi travailler en émulsion ce qui permet d'utiliser une gomme (soluble à l'eau) et non plus une résine qui va aussi se durcir, brunir et s'écailler (certains tableaux flamands du XVème siècle peint ainsi n'ont toujours pas une écaille !). On peut aussi prendre une huile toujours aussi riche en acides polyinsaturés mais dans laquelle la proportion acide linoléique et linolénique est différente etc ...

Heu ... j'ai été clair ?

Ecrit par : Caseo | 06.08.2009

Bonjour
J'ai lu vos articles attentivement car je suis intéressée par le siccatif mais ... dans un usage légèrement différent de celui que vous en faites.
Nous avons fait réaliser un carrelage imitation bois, très beau et imitant parfaitement le bois, sauf que... le carreleur a fait les joints trop clairs, donc trop visibles. Mon mari a découvert par hasard que le siccatif, utilisé pur, donnait au joint la couleur marron du carrelage et donc l'effet recherché. Mais je me demande si la composition chimique du siccatif, utilisé pur,
est compatible avec le joint, et ne risquerait pas de le rendre sec, cassant, friable avec le temps.
D'autre part, passer le siccatif sur tous les joints au petit pinceau est-il dangereux en cas de contact et d'inhalation ?

Si l'un de ceux qui connaissent bien ce produit pouvait me donner ces informations, j'en serais très reconnaissante !
Merci,
Josiane

Ecrit par : Josiane | 11.08.2009

Bonjour,

Je ne connais pas la réaction du siccatif pur avec le joint mais je redoute un peu la réaction sur le long terme étant donné que le fabricant conseil d'en mettre une cuillère à café pour un litre !!!

Ce qui est sûr, c'est que le produit est pas mal toxique. Il est souvent indiqué :
- inflamable
- nocif pour les poumons en cas d'ingestion
- éviter le contact avec la peau
....

Bref, la liste est longue...

Ceci dit, le siccatif dont je parle est de marque Ardéa. Je vous conseille de les appeler pour voir la réponse qu'ils vous donneront. Voici leur téléphone : 03 81 60 37 60
(48 Rte Nationale, 25220 Roche lez Beaupre)

Ecrit par : Thierry Baruch | 11.08.2009

Bonjour, en faisant des recherches sur l'huile dure me voici sur votre site.
Nous faisons aussi notre maison en paille en auto construction totale, et venons d'y emménager apres 7 mois de travaux.
Je voulais huiler le plancher de l'étage et les prix m'ont halluciner, je l'ai donc fabriquée moi même, avec les mêmes proportions que vous : 70% d'huile de lin, 30% de térébenthine, et 1cuillère à soupe de siccatif par litre.

Je l'ai passé hier et avant hier, en deux couches. Je suis assez contente du résultat.

Et vous, cela a donné quoi votre huile maison ??
A bientôt

Ecrit par : Erika | 13.12.2009

Félicitations pour votre site. Je sens que l'on se rencontrera un jour. IL faut que je me remette à l'huile de récup et... j'aimerais bien me former au moteur Pentone.

Concernant l'huile, pour l'instant, j'en reste à la conclusion suivante :

Pour un support à usage alimentaire ou intensif :
huile dure (3 couches d'huile dure ne sont pas plus chères que 10 couches d'essences térébenthine + huile de lin. En plus, beaucoup moins de boulot (de plus en plus gras, différents mélanges à faire) et plus sains (j'adore sentir l'essence de térébenthine mais bon, c'est quand même toxique et je ne parle pas du siccatif...).
Et on en est facilement à 10 couches sur le plan de travail de la cuisine et le bois ... boit toujours...

Par contre, pour un usage déco :
3 couches : huile de lin + essence de térébenthine (de plus en plus gras). Ça suffit bien et là, ça revient bien moins cher que l'huile dure.

Ecrit par : Thierry Baruch | 15.12.2009

Bonjour Thierry, et bien comme je vous ai répondu sur mon site, c'est bizarre car nos plans de travail ne boivent pas... ni mon plancher du four à pain. Coté tarifs, j'en ai eu que pour 30 euros le tout avec 10 litres en tout (téré, huile, siccatif), contre 225 euros les 10litres de huile dure biofat... heu je préfère grandement les 30 euros mon porte monnaie aussi !
A plus
Erika

Ecrit par : Erika | 15.12.2009

C'est sûr que d'un point de vue éconologique, c'est pas mal du tout. Mais j'aimerais bien trouver une formule plus résistante tout en étant aussi peu chère.

Bon courage et au plaisir de continuer à échanger nos astuces.

@ suivre....

Ecrit par : Thierry Baruch | 15.12.2009

Oui, réussir à avoir une qualité égale pour 30 euros ,) se serait super !!

Pour mon plan de travail, au cas où cela boirait, je cirerai tout simplement, comme cela je serai tranquille. Pus comme dit un bon copain à nous, "le bois plus ça vieilli plus c'est beau, alors faut aussi accepté les tâches, les éraflures, les marques etc"

mais c'est vrai qu'au départ quand il est tout beau, tout brillant, tout nickel, on aimerait que cela le reste... En tous cas, moi un peu :)
Bises

Ecrit par : Erika | 15.12.2009

Super,

Combien de couche as-tu mis en tout ?

Bonne année à tous les tiens

Thierry

Ecrit par : Thierry Baruch | 02.01.2010

Thierry, déjà BONNE ANNEE à toi aussi et tous tes lecteurs ;)

Pour mes plans de travails, je dois en être à 5 couches. J'ai fais comme toi d'abord couches tres fluides puis bien épaisses ! On a renversé des trucs bien sale avec les fêtes et cela n'a pas accroché dans le bois, pourtant j'ai vu des trucs que le lendemain parfois.

Pour le plancher, j'ai fais 3 couches., 2 avec mon mélange à 30% et l'autre à 50% grosso modo.

Bises

Ecrit par : Erika | 02.01.2010

Super Erika,

Nous tenons donc une partie de la bonne formule pour une solution éconologique. Pourquoi ne passes tu pas la dernière couche plus grasse (70% huile et 30% de térébenthine) ?
Une petite question, as-tu mis du siccatif à chaque couche ?

Bises et à bientôt,

Thierry

Ecrit par : Thierry Baruch | 02.01.2010

Heu Thierry... "pourquoi ne passes tu pas la dernière couche plus grasse ? (70/30)" et bien c'est ce que j'ai fais, mais je ne peux pas dire à combien exactement : entre 50/50 et 80/20 car j'ai eu un bidouillage entre mes différents pots... d'où aussi ma 3ème couche sur mon plancher car 2 auraient suffis.

J'ai fais mon 1er mélange dans un pot de 10litres... J'ai fais les 2 premières couches du plancher sur les 3/4 du plancher (le reste contenait les restes de plancher et autre bordel). Et pour le quart restant du plancher (une fois le bordel viré), je me suis trompé de pot (ah il y ressemblait tellement lol) et donc j'ai passé une couche directement de huile de lin dilué à grosso modo à 80/20 et 3 cuillères de siccatif pour environ 5 litres de produit dans mon pot... Je m'en suis rendue compte à la fin : déjà je trouvais mon pinceau plus collant, l'odeur super moins entetante, et mon plancher plus foncé ! Au final nous préférions cette teinte plus foncée et donc j'ai refais une couche idem sur tout le plancher, mais une couche bpc plus dilué sur ce quart où je m'étais planté... Et cette même préparation sur mon plan de travail. Par contre, j'ai lustré le plancher après cette couche là, car du coup comme bcp plus huileuse elle séchait pas super vite !

J'ai mis du siccatif dans ma 1ere préparation : 1 cuillère pour 1 litre d'huile.

Quand tous les travaux seront finis : enduits terre et chaux et cloisons de l'étage : je compte ciré ou remettre une dernière couche d'huile sur le plancher.

Je donnerai des nouvelles !
Si vous voulez venir et apprendre à monter un pantone vous êtes les bienvenus :)

Erika

Ecrit par : Erika | 03.01.2010

Ok, je comprends mieux. Attention à la cire, une fois posé, il faut avoir le sens du définitif. Car si tu changes d'idée par la suite, c'est vraiment galère à enlever.

Si tu tiens absolument à cirer :
1 volume de cire râpé (essaye de trouver un apiculteur dans ton coin).
1 volume d'essence de térébenthine

Et vollà de la cire liquide prête à l'emploi.

Merci pour l'invitation pour le moteur pentane. J'accepte volontier l'invitation mais je ne promets pas de date pour l'instant.
Idem pour vous, si vous passer par Lyon, bien sûr (pour une visite de chantier ou d'un voiture fonctionnant à l'huile...)

@ bientôt... sûrement;

Ecrit par : Thierry Baruch | 03.01.2010

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