24/08/2008
Mur éconologique, terre et toile de jute.
Les murs isolant à la paille seront bientôt invisible, snif. Il va falloir que je pense à une fenêtre témoin. Ils vont trop me manquer.
En attendant Catherine a appliqué sur l'enduit terre/paille/chaux un enduit terre/sable avec pose de la toile de jute, histoire d'armer le mur.
Voici le résultat dans le cellier :
et dans la chambre de Colombe :

Bravo à Catherine,
Il manque le plus dur : choisir l'enduit de finition :
- terre rouge de royan/sable blanc d'Hostun (rouge) ?
- terre rouge de Royan/sable de Saône (orangé)
- chaux aérienne/sable blanc d'Hostun ? (blanc)
- chaux aérienne/sable de Saône (blanc cassé ? )
- terre/paillette de lin puis badigeon ...
Je pense que l'on organisera un ou plusieurs chantiers participatifs dont le thème sera "les enduits de finition"
Un petit jeu pour finir cette note sur les enduit terre/toile de jute. Quelle est la différence entre ces deux murs ? :
Et bien les deux murs ont une finition terre/paillette de lin d'où leur ressemblance sauf que :
- Le mur de gauche est un mur isolant (entre 10 et 15 cm de paille) et donne sur l'extérieur (Nord). Je pense qu'il doit avoir également des propriétés phoniques intéressantes. D'ailleurs, quand on tapotte dessus, ça sonne légèrement creux.
- Le mur de droite est un mur chauffant, il y a des tuyaux tout le long, c'est un mur de cloison qui sépare deux chambres.
21:19 Publié dans la terre | Lien permanent | Commentaires (0)
Comment analyser sa terre ?
Grande discussion hier avec Serge et Gaspard. Serge avait apporté sa terre pour faire des essais. Il pense qu'il y a environ 5% d'argile. Cela me semble étrange (mais bon tout est possible) car il habite à Messimy et la plupart des maisons anciennes sont en pisé.
Nous faisons donc le test du bocal rempli à moitié de terre et à moitié d'eau. On le secoue à la mode d'Orangina et on laisse reposer un bon moment. Déjà au bout de 45 minutes on commence à distinguer les différentes couches qui la constitue. La difficulté réside dans l'analyse de ces couches (je serai super preneur d'un cours, même à distance, ou d'un lien internet intéressant à ce sujet).
- Le sable étant le plus lourd tombe au fond. Là-dessus, nous étions d'accord tous les deux.
- Une couche homogène de couleur marron foncée se distingue ensuite. Je pense qu'il s'agit d'argile et Serge pense qu'il s'agit de limon, si je regarde la définition sur wikipédia, je trouve : " En géologie et en pédologie, un limon est une formation sédimentaire dont la taille des grains est intermédiaire entre les argiles et les sables (entre environ 2 et 50 micromètres, les limites précises peuvent varier quelque peu suivant les laboratoires). Un dépôt majoritairement limoneux peut être qualifié de limon. Le limon est fréquent dans des dépôts alluviaux et caractérise les dépôts éoliens de loess"
Cela ne me dit pas si le limon peut être considéré comme un argile et donc en maçonnerie comme un liant. Car si tel est le cas, sa terre serait argileuse à 60% environ.
Je viens de trouver un lien très intéressant à ce sujet mais qui me confirme que l'anaylse d'un échantillon dans un bocal est très complexe. L'autreur considère, à mon avis, à juste titre que cet échange gagnerait à être conservé dans les archives. Voici le lien. Et voici quelques extrait dont l'auteur, qui a l'air d'en connaître un rayon est Michel WIENIN alias Vetus Reptator :
.... 1) La principale différence entre argiles et limons est la taille des particules.
Arbitrairement, on « coupe » = 2µm (2 / 1000 de mm) :
plus fin, c'est de l'argile, plus grossier du limon.
Evidemment, dans la pratique la granulométrie d'un dépôt est une jolie courbe de genre Gauss et
la distinction pas évidente. En fait, elle est plus pratique que réellement signifiante.
2) Théoriquement, les particules de limon s'accumulent
relativement rapidement au fond de l'eau tandis que l'argile reste en
suspension plus longtemps et surtout un mélange argile + eau relativement
stable et que tout spéléo connaît bien !
3) Chimiquement, un limon est une sorte de micro-sable formé de
particules arrachées aux roches parcourues par le cours d'eau en amont et
plus ou moins altérées mais pas entièrement : il varie donc en fonction de
ces roches. Inutile de chercher une réaction chimique spécifique.
4) Une argile provient de minéraux siliceux (micas, feldspaths)
plus altérés mais la limite est rarement franche ! Bien sûr, il y en a aussi
plusieurs espèces en fonction des minéraux d'origine et des conditions
d'altération : illite, kaolinite, smectite (montmorillonite, beidellite...)
Inutile là aussi de chercher une réaction chimique spécifique...
....La différence de base entre limons et argiles est que les premiers décantent
relativement vite dans de l'eau calme (la gravité l'emporte largement sur la
viscosité de l'eau et les réactions de surface) ; ce sont par excellence les
dépôts de crue (débordement de cours d'eau boueux) mais on connaît également
des limons d'origine éolienne (loess).
Au contraire, les argiles forment des
suspensions dont la décantation se mesure en minutes, heures et parfois
davantage selon nature et finesse.
Il y a naturellement toujours un peu de matière organique dans un limon, en
provenance des sols lessivés par le ruissellement mais c'est un composant
marginal.
Dans un vrai sol (le limon est une roche), la composante organique,
d'origine végétale, est l'humus (carbone cellulosique et dérivés des acides
humique et fulvique).
Le mot "limon" est clair et désigne une roche sédimentaire meuble.
Par contre "argile" ne l'est pas car on emploie le mot aussi bien pour des minéraux
précis (définition minéralogique : un ensemble d'aluminosilicates hydratés à
structure feuilletée = minéraux argileux) et pour des roches formées
majoritairement desdits minéraux (définition pétrographique : roches
argileuses).
Une autre différence est le niveau d'altération des minéraux originels
(feldspaths et micas en particulier) :
faible ou du moins très incomplet dans le cas des limons,
beaucoup plus avancé chez les argiles...
Pour info, voici la classification granulométrique classique française de A. Cailleux (début du 20e siècle) :
> 200 mm blocs
20 à 200 mm galets ou cailloux
2 à 20 mm gravillons
0,2 à 2 mm sables
20 à 200 µm sablons
2 à 20 µm limons
< 2 µm pré-colloïdes (argiles)
Les Anglo-saxons coupent souvent différemment :
1/16 mm à 2 mm sands (sables) (62,5 µm à 2 mm)
1/256 à 1/16 mm silts (limons) (3,9 à 62,5 µm)
< 1/256 mm clays (argiles).
- Une couche marron clair se dépose au fur et à mesure. Au bout d'un long moment, il s'agirait donc des particules d'argiles en suspension qui se déposent lentement
Quelle conclusion peut on tirer de toutes ces infos ?
- La différence de granulométrie entre le limon et l'argile est donc très failble et donc très difficile à analyser à l'oeil nu.
- D'un point de vue maçonnerie, j'aimerais savoir comment pourrait-être considéré le llimon. Liant comme l'argile ? Liant à 50 %, à X % ?
- Je préfère largement le test en grandeur nature :
- 1. Je dépoussière mon mur en terre ou en brique.
- 2. Je mouille abondamment le mur pour qu'il n'absorbe pas l'humidité et l'eau de mon enduit.
- 3. J'applique mes essais en 2 catégories :
- Catégorie 1 : tests sans fibre :
- 2 volumes de terre/1 sable
- 1 volume de terre/1 sable
- 1 volume de terre/2 sable
- Si je pense avoir une terre très argileuse : 1 volume de terre/ X sable (Christian a appliqué un enduit au kaolin, 100% argile : 1 volume de kaolin/7 volumes de terre)
- Catégorie 2 : tests avec fibres, la fibre va "armer" l'enduit et empêcher ce dernier de fissurer. La paille étant un agrégat, il suffit de refaire les tests ci-dessus en remplaçant un volume de sable par un volume de paille ou de chanvre (personnellement le seul intérêt que je vois au chanvre par rapport à la paille est qu'il est déjà broyé finement par contre l'intérêt de la paille est son coût, environ 10 fois moins cher. Par contre, il est beaucoup plus confortable voire nécessaire de la broyer :
- 2 volumes de terre/1 paille
- 1 volume de terre/1 paille
- 1 volume de terre/1 paille/1 sable
- ...
- Catégorie 1 : tests sans fibre :
Je conseille d'appliquer des "beaux" échantillons d'environ 40 x 40 cm sur environ 2 cm d'épaisseur (corps d'enduit classique). Le plus dur est d'attendre 2 ou 3 jours puis de constater :
- Si l'enduit fissure -> il est trop riche en argile
- Si l'enduit farine -> il est trop sabloneux. S'il farine un peu ça va mais si on enlève des grains à chaque fois que l'on passe le doigt : problème -> trop riche en sable.
Il ne reste qu'à attendre quelques jours pour observer les enduits de Serge. J'essayerai de faire des photos des enduits et de la terre dans le bocal...
@ suivre...
09:42 Publié dans la terre | Lien permanent | Commentaires (2)
22/08/2008
Rencontre avec Serge de Messimy
Aujourd'hui, Serge est passé sur le chantier. Il était intéressé et stupéfait d'apprendre que l'on pouvait utiliser simplement la terre du jardin pour faire des enduits. Nous avons donc appliqué un enduit terre/sable sur lequel nous avons posé ensuite notre toile de jute. En effet, le mur en dessous étant composé de bois et de paille peut bouger légèrement avec le temps. Pour éviter, du moins limiter les fissures, nous l'armons avec une toile de jute.
Sur la photo, on observe le mur casi-fini, la partie de droite a été appliqué par Paul et Maïa et la partie de gauche par Serge et Moi. Serge termine la partie du milieu :

Nous avons ensuite appliqué un peu de l'enduit magique : terre- paille -chaux pour boucher les gros trous qui se trouve dans le couloir et le petit mur de la chambre de Colombe.
Puisque je parle de la chambre de Colombe, voici les coffrages qui se trouvent dans les chambres de Colombe et Maïa. Ces derniers cachent les tuyaux des murs chauffants qui se trouvent en haut des poutres. Encore merci à super Fred pour cette nocturne très sympathique. On peut en profiter pour observer l'enduit de finition favori de la maison : terre/paillette de lin/sable (avec notre terre très spéciale :4 volumes de terre, 1 volume de sable 0,4 de la Saône, 1 volume de paillette de lin) :
Au programme de demain : nous terminons la pose du lambris (toujours à l'envers, comme sur la photo) et ouvrons la mezzanine dans la chambre de Maïa. Gaspard devrait être là pour nous donner un coup de main et Serge revient pour faire des essais avec sa terre.
22:38 Publié dans chantier participatif | Lien permanent | Commentaires (0)
Voizo, un portail qui semble prometteur
Je viens d'être contacté par l'un des membres de Voizo, blog dont le concept de base est
"vivre un habitat développement durable au quotidien".
Ce blog me semble très intéssant, il dispose d'une base d'informations importantes détaillées. Une petite visite est donc intéressante... ;-)
06:59 Publié dans Gîtes, bon plans, liens... | Lien permanent | Commentaires (0)
chantier participatif de ce week-end
Cette fin de semaine, le programme est le suivant :
Vendredi : enduit terre.
- Nous terminons l'enduit terre et la pose de la toile de jute dans le salon et dans le cellier. L'enduit est déjà prêt. Serge de Messimy arrive vers 10h (en attendant, je vais bosser pour ma classe). Il ne restera plus que les enduit de finition.
- Finir un reste de terre/paille/chaux dans la chambre de Colombe
Samedi : bois
- Finir de poser (à l'envers) le lambris sur le plafond du 2ème étage. Gaspard arrive en début de matinée aussi.
- Disquer le petit mur de la mezzanine de Maïa
- Commencer le coffrage du grenier
Programme pas trop intense qui me semble réaliste. Enfin, on verra bien. De son côté, Catherine attaque des finitions (chambre de Louna) et nous préparons tous la rentrée ... tout doucement mais sûrement ;-)
06:39 Publié dans chantier participatif | Lien permanent | Commentaires (0)
21/08/2008
Quelques astuces pour le chantier
Voici quelques astuces pour avoir plus de chance de finir le chantier ;-) :
La chaux assèche les mains
Même avec des gants, la chaux assèche les mains. Pour cela : se laver les mains puis se mettre une fine couche d'huile d'olive sur les mains. Astuce donnée par St Monique.
Le perfo mais pas trop longtemps
J'ai encore des fourmis sur les pouces, index et majeurs des deux mains. Il s'agit des "tuyaux" du canal carpien qui sont enflamés. Je pense que cela est dû à l'utilisation intensive d'un gros burineur. D'après mes lectures ultèrieures, il vaut mieux éviter d'utiliser plus de 2 heures un burineur (pour une personne non habitué) et surtout boire beaucoup... d'eau.
L'huile de jojoba pour l'exczéma
Avec le stress, de l'exczéma peut faire son apparation. J'ai découvert l'huile de jojoba grâce à Anne-Françoise. Cela a parfaitement traité l'exczéma (mais c'est plus long que les traitements traditionnels)
21:49 Publié dans la santé | Lien permanent | Commentaires (0)
Pas d'eau et une nocturne
Chantier particitpatif : enduit à la terre
Le chantier participatif aura commencé très lentement. A cause d'une mise à jour du système hydraulique (vannes à descendre, petite fuite à régler) nous n'avons pas eu d'eau jusqu'à midi environ.
Nous avons donc préparer minitieusement et tranquillement le chantier, j'en ai profiter pour mesurer avec une relative précision la quantité d'eau nécessaire pour un mélange à la bétonnière. Comme d'hab, pour faciliter le mélange, nous versons d'abord le liquide puis les solides (peu importe l'ordre lorsqu'il s'agit d'un enduit à la terre) :
- 8 seaux de terre
- 4 seaux de sable
- 2 seaux d'eau
Nous avons commencé après le repas. Nous étions 2 : Paul et moi. Puis Maïa nous a rejoint. Paul n'en avait jamais fait et il a fini avec Maïa, une moitié du mur avec pose de la toile de jute. Etant donné que nous avons enduit un mur nord en paille, il ne fallait pas trop appuyer lorsque nous posions la toile de jute puisqu'il n'y a que 5 mm à 1 cm d'enduit terre/chaux/paille... relativement frais.
Une petite nocturne avec Fred pour les coffrages des murs chauffants
Le challange étant de faire les 2 coffrages, l'une pour la chambre de Maïa et l'autre pour celle de Colombe afin de cacher les tuyaux des murs chauffants. La taille de chaque coffrage est d'environ : 4,5 m x 30 cm (hauteur) x 7 cm (profondeur).
Le principe de pose a été le suivant :
- Pose à niveau et vissage de 2 tasseaux de 5 x 5 cm environ (outils utilisés : niveau à bulle, règle de 2 m, visseuse. Encore merci à Jean-François et à Thomas pour le prêt de tout le super matos dont une clé à choc)
- Tablétage de la lame inférieur sur le tasseaux.
- Pose des lambris (à l'envers car nous n'aimons toujours pas les moulures)
Fred m'a donc appris à tabléter (pour montrer commenf faire, il faudra que je fasse un petit film, trop de maux de tête si j'essaye avec des mots en lettres ;-)
Après une petit barbecue improvisé, nous avons commencé à 21h30 et fini à 2h45. Yahoooooo !!!!
Dès que je retrouve mon appareil photo, je mets quelques photos en ligne pour la salle de bain et un film pour vous montrer l'état du chantier qui avance pas mal.
10:56 Publié dans chantier participatif | Lien permanent | Commentaires (0)
19/08/2008
La salle de bain du 2ème étage
Un peu de changement, super Fred est passé aujourd'hui. Au programme : le caisson qui se trouve à côté des toilettes. Il nous bloque et va définir l'emplacement de l'isolation.
Qu'à cela ne tienne, super Fred, qui a plus d'un tour dans son sac, a trouvé de nombreuses astuces. Comme d'hab, j'ai oublé mon appareil photo, j'en prendrai donc plus tard. En attendant, voilà le concept pour l'isolation et la ventilation retenue :
L'isolation thermique
- Pose des gros tasseaux (envrion 5 x 5 cm) tous les 60 cm environ mais il n'y a rien de précis à respecter. L'épaisseur de l'isolation est d'environ 12 cm ce qui nous donne une résistance thermique de 2,6 (pour les 12 cm de liège) et de 0,6 pour les 45 cm de pisé, soit un R de 3,2, soit plus de 5 fois mieux que le R d'origine.
- Vissage des restes de volige (environ 3 x 60 cm) sur les gros tasseaux. J'en poserai 3 à la fois.
- Agraffage de la toile de jute avant de verser le liège en vrac (je ne veux pas mettre de paille dans une pièce technique, je verse donc du liège imputrescible).
- Pojection du gobeti
- Enduit chaux/sable (avec pigment ?) ferré (fermé les pores) histoire d'éviter une rupture de capilarité et donc de permettre un échange de vapeur d'eau
La ventilation
- Utilisation du conduit existant. Celui-ci est une colonne de 8 m, il faudrait que je casse un bout de mur de cloison entre les Wc du Rdc et la cave pour que l'air de la cave passe par ce conduit ce qui ventilerait la pièce technique.
- Installation d'une bouche d'aire hygrométrique Aéréco. Cette bouche d'air fonctionne avec une membranne, sans électrécité. Si le taux d'humidité est important, elle s'ouvre, sinon elle reste fermée.
- Pour les autres pièces, ventilation naturelle, on ouvre les fenêtres, si les filles oublient d'ouvrir, nous ouvrons le velux qui créer un appel d'air vers le 2ème. on aurait pu développer plus la ventilation mais on s'y est pris un peu tard.
22:24 Publié dans L'isolation thermique | Lien permanent | Commentaires (3)
Le chantier participatif enduit terre/paille/chaux du 16 août en images
Voici donc une autre note concernant le chantier participatif du 16 août. Encore merci à Sandra pour ces magnifiques photos.
Le thème était donc les enduit terre/paille/chaux
1. La préparation des matériau
Nous allons avoir besoin de beaucoup de terre. Nos 4 filles nous aident à en préparer. Le principe sportif est simple : je pioche, elles tamisent. Les grandes filles piochent aussi.
Aurélien broye la paille. Il n'y en a plus beaucoup dans le sac

Il est très sérieux et s'applique. Je lui donne quelques conseils :

A l'aide de la bétonnière, nous préparons l'enduit. L'astuce pour éviter les boules de chaux est de mettre d'abord l'eau, puis la chaux... puis ce que l'on veut. Concernant la quantité d'eau, nous avons mis environ 3 seaux d'eau, histoire de bien diluer toute la chaux et ensuite, nous avons rajouté le reste. :
2. La pose de l'enduit terre/paille/chaux
Cet enduit, très riche en liant a pour objectif de créer une couche dur sur un mur isolant en latis/paille. C'est ensuite sur cette couche que nous poserons soit une enduit de finition soit un autre enduit chaux/sable s'il s'agit d'un mur chauffant afin d'avoir de la masse. Voici donc les artistes en action :
Gaspard qui prend l'enduit dans notre marmitte magique (il a attéri dans notre belle marmitte grâce à miss Brouette. L'idéal étant d'avoir une brouette à 2 roues)
Vincent et Lionel appliquent l'enduit :
Vincent en gros plan :
Lionel en gros plan
:
Bien que cet enduit soit très fibré, il est possible de régularisé le mur à l'aide d'une taloche :
3. La pose de l'enduit terre/chaux/sable
Sur un mur chauffant se trouvant au nord, isolé à la paille. Sur ce mur, la pose de l'enduit terre/paille/chaux avait été effectué lors du stage participatif du 13 août,soit 3 jours avant. Il avait suffisament séché pour que l'on puisse appliquer un autre enduit par-dessus. Le mélange terre/chaux/sable : 1 volume de chaux/2 volumes de terre/3 volume de sable. La logique retenue est la suivante :
- pour notre terre : 2 terre pour 1 sable
- pour la chaux : 1 chaux pour 2 sable (grosso modo 5/3 sans se prendre la tête...
Cette fois-ci, il y a des tuyaux. Il faut donc gâcher à la truelle. 1. Je tapotte mon enduit sur la taloche ce qui fait que je chasse pas mal de bulle d'air. Cela augmente la cohésion entre les molécules et l'enduit et bien homogène, plus collant et ne demande qu'à rejoindre le mur...Nous retrouvons Gaspard pour l'exemple
:
4. L'enduit terre rouge de St Nazaire de Royans/sable
J'essaye de continuer à gérer l'approvisionnement. De son côté Catherine lance l'enduit terre rouge que je suis parti chercher à St Nazaire en Royans avec le beauc camion benne de Bernard. Avec Gaspard, nous avions vidé le camion la veille, à la pelle, dans un big bag :
:
Voici Catherine malaxeur, nous avons opté pour le même mélange que notre terre car il y a 22% de terre selon le propriétaire dela carrière. Soit 2 volumes de terre pour 1 volume de sable. Le principe pour mélanger est le même qu'à la bétonnière.
- eau
- terre/sable
- eau pour finir :
De son côté, Louna contemple le spéctacle de ce chantier intense : (encore un grand merci Sandra pour ce très beau portrait):
ENCORE UN TRES MERCI-BRAVO A TOUS
07:16 Publié dans chantier participatif | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : chantier participatif, terre, paille, chaux
18/08/2008
Merci-Bravo à tous
13:49 Publié dans chantier participatif | Lien permanent | Commentaires (0)
Un site extraordinaire sur la construction en paille
Oups, j'avais complétement oublié de cité le site de Christine et Stéphane.
C'est l'histoire d'une infirmière et d'un ébéniste qui n'ont jamais construit de maison et qui dispose de 100 000 euros. Ils souhaiteraient avoir une maison mais les constructeurs et entreprises leur offraient, au maximum... quelques sourires en guise d'habitat...
Qu'à cela ne tienne, ils construisent alors eux-même leur maison. Et par n'importe qu'elle maison. Une superble maison en ossature bois/botte de paille sur 2 niveaux, d'une surface de 167 m2.
Nous avons eu la chance d'être invité par Christine et Pichon et avons dormi chez eu. C'était en hiver, il y avait 3°C dehors et 23 °C dedans (honnêtement, je peux le dire maintenant, je n'ai pas très bien dormi... même nu comme un p'tit ver, j'ai eu trop chaud !!!!) . Le seul moyen de chauffage pour toute la maison était une cuisinière godin. Stéphane a du mettre quelques restes de charpente pour chauffer la maison. Vers 23h, je leu ai demander d'arrêter de mettre du bois dans le Godin. Quand nous sommes repartis le lendemain vers 19h, il y avait 19°C alors que le Godin n'avait pas été alimenté depuis la veille 23h !!!!
Depuis Christine est trésorière chez les compaillons. Elle représente à mes yeux une Ste Monique ... pour le matériaux paille. Incroyable, ces super nanas constructrices ;-)
Bref, beaucoup plus d'infos et de photos sur leur site personnel
07:12 Publié dans Gîtes, bon plans, liens... | Lien permanent | Commentaires (0)

















