27/07/2008
Un démarrage lent... une journée extraordinaire.
Comme d'habitude , j'arrive seul sur le chantier entre 7 et 8h du matin. Mon objectif était de bien avancer, voir terminer le grand mur du grenier. Il "suffisait" d'appliquer le mortier de finition terre-paillette lin (4 terre - 1 sable - 1 paillette de lin et environ 1 eau). Le mortier était déjà prêt, je m'installe donc sur l'échaffaudage et commence à appliquer mon mortier. J'ai de la chance car j'en ai une poubelle pleine.
Vers 10h45, j'ai fini le mortier (mais pas le mur, snif) et... toujours personne à l'horizon. A 11h mes grandes filles arrivent, nos hôtes Danois sont en train de prendre leur petit déjeuner, bref, le chantier commence à s'animer. Heureusement l'intensité du travail augmente le temps qui pense, ce qui fait qu'à la fin de la journée :
- Philippe, Blandine (mon beau frère et belle soeur de St Etienne), Catherine, Marie, Sanders et moi même avons posé toutes les toiles de jute sur les 2 murs de la chambre de Louna (je préfère en mettre sur le mur isolé à la paille car il y a beaucoup de bois). Maïa et Colombe mesuraient et coupaient les toiles de jute et Aurélien a tâté du malaxeur.
- Jean-François est arrivé pour nous aider à obtenir 16 poteaux avec 4 chevrons.
- Philippe a utilisé la défonceuse pour compléter le nombre de mortaise dont nous avons besoin. J'avais gardé le mode d'emploi que super Fred m'avait fait noté.
- Sanders voulait absolument travailler le bois. Nous avons donc continué à travailler sur le projet lit de Maïa. Il a fait les trous dans le premier mur et avec Philippe, nous avons tracé les marques sur le mur suivant.
- En fin de journée, super Fred est arrivé avec Véro et Benjamin. Nous avons donc fait un peu d'escalade, histoire de descencre dans le puits. Sanders et Marie ont voulu toucher l'eau du puits (11 m de profondeur seulement ;-). Nous avons serré quelques rislan sur le plymouth (c'est le gros tuyau noir dans lequel circule l'eau du puits (potable depuis au moins 25 ans !!!)
Pour finir cette journée, nous avions prévu un barbeuc, mais comme il pleuvait, nous avons organisé un salon dans le garage (il n'y a pas encore de lumière dans la cuisine)... avec des bottes de pailles, bien sûr ;-)


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26/07/2008
On a trop de force, à plusieurs...
Aujourd'hui Sanders a poncé l'ensemble des poteaux et des traverses de la cuisine :

Ensuite, il a réfléchi à l'emplacement des poteaux horizontaux pour poser le lit de Maïa. Création d'une mini-mezzanine pour profiter de la très grande hauteur qu'il y a au dessus de l'escalier. Comme si on avait besoin de place... m'enfin, c'est plus des raisons esthétique et comme le chantier est presque fini et qu'il n'y a plus rien à faire... on s'occupe comme on peut ;-))))))
De son côté Marie s'est initiée à l'enduit de corps sur le mur chauffant de Louna. Avec Maïa et Colombe, elles ont fini le petit mur. Il ne restera aujourd'hui qu'à poser les jupette et la toile de jute.

Après tant d'effort un p'tit café et un bon repos était bien mérité. Ils ont d'ailleurs abandonné leur tente au profit d'un lit en botte de paille. zut, j'ai oublié de faire la photo.
06:40 Publié dans chantier participatif | Lien permanent | Commentaires (6)
25/07/2008
4 super héros au service de l'eau
La maison en pisé que nous rénovons se situe à Chaponost, dans une ancienne zone maraîchère. Les anciens, anciens. anciens... propriétaires avaient donc étudier la problématique de l'eau et en particulier le fait d'en disposer.
Le blian est intéressant puisque nous disposons de :
- 2 puits.
- 1 citerne (à mon avis de plus de 5000 l mais il faudrait qu'on la mesure un jour) qui récupére les eaux de pluie.
Nous n'avons même pas encore regardé le premier puits mais le second (le principal) est profond de 18 m et qui approvisionne la maison en eau ... potable depuis au moins 25 ans. Par précaution, nous avons fait analyser l'eau et pour la 26ème année, l'eau est encore potable. Youpi.
Mesure du puits avec St bernard.
Avec Bernard, nous avons mesuré la hauteur du sol au début de l'eau : 11 m
La profondeur de l'eau : 7 m
Soit 18 m au total.
Voici Bernard en plein action :

et mine de rien : il y a quand même un moellon de 20 kg (environ) au bout :
Christian Bert et Ali Hamdana analyse la solution
L'appareillage électrique est testé, l'électricité arrive bien. Chaque bloc a l'air de fonctionner. Bilan : il faut remonter la pompe avec le plymouth. Le problème vient de la pompe.
L'alpinisme avec Fred Monnier
Après avoir récupéré la pompe, nous constatons que le fil électrique est sectionné (normal puisqu'il n'y avait pas de barre de protection en inox). Christian m'en a trouvé une. Voici donc Miss Pompe dans son habillallage tout neuf avec un câble electrique spécial :


Nous serrons ensuite la pompe au plymouth. Il faudra d'ailleurs passer le plymouth par un petit trou qui donne dans la cave... si possible sans faire tomber le tout ;-). Voici donc mon prof d'alpinisme en plein effort de serrage :

On regarde le puits avant de le visiter plus profondément :

On constate qu'il y a de nombreuses barres métaliques : elles servaient à pomper l'eau par une énorme pompe qui était à la surface. J'essaye d'imaginer le barrouf que ça devrait faire... encore que... Et hop, un petit contrôle du puits par le propriétaire ;-) :

J'en profite pour attacher les filins, ça peut servir pour retenir la pompe...

Le retour d'Ali
Super Ali, revient pour rebrancher l'appareillage électrique. Heureusement, j'avais pris quelques notes avant de démonter (avec l'expérience, on devient un peu moins bourrin... ;-). Il ne reste plus qu'à redescendre pour fixer des colliers de partout ainsi que des colliers de 40 mm pour le plymouth. Il est d'ailleurs important de noter la puissance de la pompe. Avant de tout brancher, nous avons bien sûr procéder à un essai. Lorsqu'Ali appuyait sur le bouton "Marche" puis aussitôt sur le bouton "Arrêt" qui déclanche puis arrête le fonctionnement de la pompe :
- Le seau de maçon (11 litre) était rempli à moitié (soit du 5 litres/seconde environ)
- Je reculais de 10 cm avec le plymouth.... d'où la nécessité de le coincé de partout.
06:34 Publié dans L'eau | Lien permanent | Commentaires (2)
24/07/2008
Un jeune couple Danois arrive sur le chantier...
Grâce à Oïkos (dont je fais partie), un jeune couple Danois : Marie et Sanders vont investir différentes techniques éconologiques que nous avons découvertes au fils de nos lectures et surtout de nos rencontres.
Ils ont commencé aujourd'hui à s'initier au gobetis sur mur en paille. Et pour une première, c'était plutôt pas mal. Sanders est plutôt branché bois. Il veut surtout faire la cuisine. En attendant, les voici en plein gobetis :
23:40 Publié dans chantier participatif | Lien permanent | Commentaires (0)
La richesse et les échanges... grâce aux chantiers participatif
Le système du chantier participatif est vraiment génial. Il y a un véritible échange pendant le chantier puisqu'en échange d'un coup de main, nous offrons tout ce que nous avons appris grâce à "l'école de la vie", aux rencontres précédentes que nous avons faites, aux nombreuses lecture et à la pratique.
Nous rencontrons donc des personnes d'origine deverses et de profession variée. C'est ainsi que nous avons rencontré Eugénia ainsi qu'un jeune couple : Stéphane et Carole.
Eugénia, architecte d'intérieur nous a donné une idée d'aménagement pour un lit en mezzanine. Quant au super couple Stéphane et Carole : il m'ont invité chez eux. Nous avons donc analysé leur terre, fais des essais avec agrégat végétal (donc fibreux). Leur terre semble assez argileuse. Nous avons donc effectué les tests suivants :
- 1 vol sable / 1 volume terre (à mon avis trop argileuse, donc ça devrait fissurer)
- 3 vol sable / 1 volume terre (à mon avis, pas mal du tout)
- 5 vol sable / 1 volume terre (à mon avis trop sableux, ça devrait s'effriter au doigt)
Auparavent, j'ai visité son centre d'apprentissage des métiers du bois. J'ai découvert des machines énormes. Il était prévu que l'on découpe l'ensemble des bois nécessaire à la fabrication de notre cuisine rustique (une vingtaine poteaux d'environ 8 x 9,5 cm et une vingtaine de traverses d'environ 4 x 7,5 cm).
- Etape 1 : être sûr que tous les poteaux et toutes les traverses aient exactement les même dimensions. Nous les avons donc passé dans une machine qui dégauchit les 4 faces d'un coup !!!!!! Je n'avais jamais vu ça. En, à peine 15 minutes, toutes les traverses et tous les poteaux étaient dégauchis.
- Etape 2 : Les traverses et les poteaux étaient trop longues : un coup de scie et hop c'était fini
- Etapes 3 : les tenons des traverses. Encore une autre machine qui ne fait que ça. En un peu plus d'un demi-heure, tout était fini.
Il ne reste qu'à faire :
- Faire une découpe de 5 x 5 sur les poteaux qui seront contre le mur afin de passer un tasseau qui suivra le mur.
- Faire une autre découpe sur ces même poteaux mais en bas (de 3 x 3 ) afin de passer les tuyaux
- A l'aide d'une défonceuse, faire les mortaises (il n'y avait pas de grosses mortaiseuse) dans les poteaux.
- Poser le plan de travail (platane ou marbre)
- mettre des étagères entre chaque traverse
- visser des anneaux pour mettre les rideaux.
Et you, la cuisine sera finie.
En plus le chantier s'internationalise. Nous recevons 2 danois pendant 1 semaine qui veulent participer au chantier.
Cette aventure me passionne de plus en plus.
07:11 Publié dans chantier participatif | Lien permanent | Commentaires (0)
22/07/2008
Chantiers participatifs du mois d'août
Etant donné la super ambiance qu'il y avait lors du dernier stage participatif, nous proposons trois autres chantiers participatifs d'une durée d'1 jour toujours sur le thème des enduits terre (parfois avec de la chaux) sur cloison en paille et mur chauffant.
Thème
- Les enduits terre/paille/chaux sur mur chauffant et cloison isolante à la paille.
- L'isolation des murs Nord avec de la paille. (article en préparation à ce sujet)
Objectifs
Il est tout à fait possible d'apprendre en 1 jour, les 4 techniques que nous avons trouvées pour appliquer l'enduit terre.
Cependant, ceux qui veulent pratiquer plus seront également les bienvenus...
Conditions matérielles
Les stages sont bien sûr gratuits.
Les outils sont fournis
Le repas de midi est offert
Il est possible de dormir sur place
Dates
Nous proposons les dates suivantes :
- mercredi 13 août
- mercredi 20 août
- samedi 16 août.
N'hésitez pas à nous envoyer un mail pour vous inscrire (intendance oblige...)
@ bientôt,
Catherine et Thierry
22:42 Publié dans chantier participatif | Lien permanent | Commentaires (4)
Bilan du Chantier Participatif du 19 et 20 juillet
Super ambiance pour ce chantier participatif de 2 jours. Tout d'abord Eugénia et Mariette sont arrivées puis vers midi Stéphane et Carole nous ont rejoint. Voici quelques aspecs techniques et ... conviviaux :
Les matériaux
Grâce à la poulie de super Bernard, nous montons les seaux de matériaux (la terre tamisé du jardin et le sable de Saône). Je m'attèle donc à la gestion des matériaux :

Nous pouvons observer, au passage, le résultat du gobetis sur un mur chauffant isolé à la paille :

Le gobetis
Mariette puis Stéphane est Carole ont essayé le gobetis à la tyrolienne. Catherine avec nos filles avait préparerla protection :
- polyane au plafond (qui sera recouvert d'une peinture "respirante"... puisqu'il y les bottes de paille au dessus.
- polyane sur le mur en brique recouvert d'isorel (qui sera recouvert de peinture à la caséine)
- polyane sur le mur en carreau de plâtre (qui sera recouvert d'une peinture à la pomme de terre)
- polyane sur toue la fenêtre
Bref, dans cette humidité qui nous rappelle alégrement le climat d'Acapulco ou de Veracruz, ils ont passé un gobetis.
Le gobetis est la première couche de l'enduit. Arrive ensuite le corps d'enduits puis l'enduit de finition.
L'objectif du gobetis est d'avoir de l'accroche pour le corps d'enduit. Nous utilisons la tyrolienne pour aller plus vite mais il est possible de lancer à la main ou à l'aide de branche de genêt (il me semble) comme le faisait les anciens.
La compostion du gobetis, sur le mur en paille et sur le mur chauffant qui est une cloison, était la suivante :
- 1 vol. de chaux.
- 1 vol. de sable (1/2 grosse granulométrie, 1/2 0,4)
La consistance du gobetis doit ressembler à une pâte à crêpe épaisse. Disons.... une pâte à blinis. ;-)
L'enduit de finition sur le mur sud en pisé
Sur le mur en pisé, je suis une peu feignant.
- Dépoussièrage
- Mouillage du mur
- Je régularise les quelques gros trous avec mon enduit magique (peu respirant certes mais très pratique : 1 vol de chaux - 1 volume de terre - 1 volume de paille broyée - consistance assez liquide.
- Préparation de l'enduit terre à la paillette de lin découvert par Catherine grâce à Ste Monique (4 volumes de terre - 1 volume de sable - 1volume de paillette de lin.
Au sujet de la paillette de lin, qui est un agrégat au même titre que le sable, il faut quand même signaler que nous venons à peine d'ouvrir le 2ème sac de 12 kg alorsque nous avons, avec cet enduit, 3 murs de la chambre de maïa, 2 murs dans la chambre de Colombe, 2 murs dans le salon. Donc, c'est une solution décoratrice véritablement éconologique.
L'enduit terre sur le mur chauffant en pisé
Le mur sud du grenier : finition à l'enduit : terre/paillette de lin. Mariette, Eugénia, Carole et Catherine lui ont jeté un sort en 2 heures environ. Un quatuor d'une efficacité redoutable. Sur la photo : Catherine coupée en 2, au fond Mariette et Carole au premier plan :
Eugénia s'approvisionne en enduit :

Pour appliquer l'enduit terre, nous avons vu 4 techniques différentes :
- le lancer à la main
- le lancier à la taloche (en revers ou en coup droit, selon les préférences)
- la contrainte avec platoire (spécialité de Catherine). Technique qui a l'avantage d'être à la portée d'un débutant tout en ayant un rendement intéressant.
- avec la petite ou la grande lisseuse.
La terre de Mariette
Mariette avait apporté sa terre pour que nous l'analysions.
Elle a fait 4 essais :
- 1 volume terre/1 volume sable
- 1 vol. terre/3 vol. sable
- 1 vol. terre/5 vol. sable
J'essayerai de remplacer cette phrase ... par des photos...
La restauration... pour le corps
J'avais invité St Bernard qui est arrivé avec sa vieille guimbarde blanche (la même que la mienne, un Clio blanche). Il est arrivé avec son chapeau de rabin... sûrement pour bénir le travail effectué ainsi que leur auteurs et a commencé à ouvrir le coffre de sa caverne à roulette. Un repas rabelaisien commença alors à pointer son nez :
- Vin blanc liquoreux en entrée avec saucisson et frite (il avait apporté sa friteuse prête à être utiliser)
- Vin rosé avec des moules à la provençale
- Fromage
- Tarte ou gâteau fourré
De notre côté, nous avions également prévu un repas. Eugénia et Mariette avait apporté également de quoi manger. Bref, après le café, il était 15h15 quand nous avons repis le chantier dans la joie et la bonne humeur.
Le soir, nous avons tous été invité par Christian et Odile qui avaient des hôtes (ils font "chambre d'hôtes" à Chaponost). Le repas était délicieux également : saumon frais avec légumes du jardin puis quenelles étaient au rendez-vous. Encore merci aux heureux propriétaire de "la maison de Mimi".
Bilan
- Le mur sud est fini. Enfin, il ne manquera plus que la taloche éponde magique qui sera passée le lendemain. On peut d'ailleurs observer Catherine qui s'applique au pinceau pour finir les bords de la fenêtre :

Le dimanche, nous nous sommes attaqué au mur sud de la chambre du dessous et à un mur chauffant et Catherine a montré comment passer la taloche éponge (mouillé et ne pas avoir peur d'appuyer)
. Voici l'enduit que nous avons utilié le mur en paille "gobetisé" :
- 2 volumes de paille broyée (non tassée)
- 1 volume de chaux aérienne
- 5 volumes de terre
- 1 volume de sable
Comme promis voici les images : Nous remarquons sur cette photo, une partie du mur enduit et l'autre ne l'est pas encore :

Rien ne resiste à Maïa, Colombe (nos 2 grandes filles) et à Eugénia, le mur est enduit :

Pour le mur chauffant "gobetisé" la veille avec 1 volume de terre/chaux pour un volume de sable :
- 3 volumes de sable (0/4 non tamisé)
- 1 volume de chaux (peu importe dans ce cas puisqu'il s'agit d'un mur de cloison.
- 2 volumes de terre Les photos arriveront prochainement sur ces deux murs.
Voilà ce que cela donne (ce n'est pas fini. J'ai préféré qu'on le fasse en deux passes cette fois. La première étant consacré à l'enrobage des tuyaux. Il faut éviter qu'il y ait de l'air autour puisque c'est un isolant :
Et comme d'habitude la qualité est toujours présente avec des personnes 100% débutante. Incroyable mais... ;-) :
04:48 Publié dans chantier participatif | Lien permanent | Commentaires (1)








