18/04/2009
La salle de bain au 2ème
Je reprends donc un article que j'avais commencé il y a quelques semaines
Avec Fred, nous avons posé les vasques, l'évacuation et l'isolation.
.
La salle de bain est bien avancé :
- les 2 vasques sont posés (il ne reste qu'à acheter des flexibles pour les mettre en eaux.
- Le super de douche est posé.
- les WC sont installés.
- le sèche serviette est branché et chauffe à merveille (encore merci aussi au beaucoin. fr pour ce magnifique Acova que nous avons payé au 1/3 de son prix.
Reste à faire :
- Verser le liège en vrac derrière le Fermacel (avec un peu de chaux hydraulique en poudre (ça porte bonheur).
- Terminer les supports du sèche serviette (cylindrique : ça sera plus beau).
- Poser les latis avec la toile de jute (pour éviter que le liège en vrac s'évade ,-) puis l'enduit terre-paille-chaux (aérienne car jamais d'hydraulique avec la terre, je l'ai encore lu dans le super bouquin que j'ai découvert chez Philippe "les matériaux naturels" de Foin.
- Toile de jute (pour éviter que l'enduit fissure car il y a deux matériaux différents) et enduit de finition.
- Porte à bien fixer et trouver une astuce pour la plaque de Fermacel qui bouge trop à mon goût (encore un plan à la "colombage maison" je pense, à voir)
Encore mille mercis à mon prof : le grand Fred
(j'essayerai d'ajouter quelques photos la semaine prochaine)
Avec Monique nous avons posé l'enduit à la chaux que nous avons ensuite talocher et insérer les carrreaux dans l'enduit à la chaux.Cette fois-ci j'ai pris quelques photos :
Dans un premis temps, nous avons lancé le mortier (chaux NHL 3,5 en 5/3 : 5 vol de sable pour 3 vol de chaux) entre le latis. Auparavant, le latis avait été "gobetisé" (1 vol de sable pour 1 vol de chaux).

Voilà donc notre situation de départ légèrment avancé.

Ensuite, nous avons posé 2 litaux de 15 mm qui nous a servi de rail pour poser aligner nos carreaux tout en étant serti dans l'enduit chaux. Donc la respiration de cette partie du mur ne ser fera qu'à travers les joints puisqu'il s'agit de carreaux émaillés. Me voici en train d'essayer d'y arriver (encore une première fois ,-)

De son côté Monique, me prodigue ses conseils éclairés, ce qui fait d'ailleurs que je n'ai pas de grand mérite à y arriver. En effet, dès que je fais répète une erreur, elle intervient me donner un conseil pour trouver une solution. Bref, le top d'une formation où en en ressort avec plus de compétences et plus de confiance en soi. Verification de prêt de l'oeil de l'experte :

De plus, elle s'attaque aux parties les plus délicates : les arrondis

Une fois avoir bouché tous les espaces entre les latis, nous avons passé la deuxième couche. A mon avis, nous avons fait une erreur, j'avais d'ailleurs pensé et écrit dans cet article, qu'il fallait poser une toile de jute... ce que j'ai oublié. Le bois a donc gonflé puis s'est séché ce qui a faillancé l'enduit. Ceci dit, il n'y a rien de grave. Ce faïençage n'a rien à voir avec des fissures puisque c'est très superficiel et je pense qu'un chaulage 1/1 les rebouchera sans problème, mais bon....
Voici donc le résultat de la 2ème passe (non finie) :

Une fois la deuxième passe terminée, nous talochons. Monique me montre les mouvements circulaire avec rattrapage éventuels à effectuer :

Avec le reste qui tombe, je propose à Monique de nous faire une petite création. Elle improvise donc avec les matériaux (non rangés) qui se trouvent dans la salle de bain. Et la voilà à l'ouvrage :

Et voilà le resultat après avoir bossé de 9h à 22h et un petit nettoyage matinal (merci à Fred et Véro pour le don des zolis petits cailloux. De leur côté, les mini-tommettes avaient été acheté en vide-grenier pour une somme symbolique).


08:08 Publié dans La chaux | Lien permanent | Commentaires (4)
14/04/2009
Quand convivialité et formation sont au rendez-vous : c'est chaux
Monique est passée sur le chantier. Toujours aussi conviviale est compétente. Elle offre avec joie et bonne humeur ses compétences et cela sans retenue. Ses trucs et astuces qu'elle acquis au cours de plus de 15 ans d'expérience, des personnes qu'elle a rencontrées, de ses lectures, des ses écrits en tant que journaliste pour système D, cité-maison ou "la Maison Ecologique". Bref, un vrai régal.
Le programme de la journée était chargé puisque les objectifs étaient les suivants :
- Traiter les tomettes à l'ancienne (huile de lin et essence de térébenthine.
- Poser un enduit de finition à la chaux aérienne dans la cuisine.
L'enduit de finition dans la cuisine (mur sud donnant sur la terrasse)
Il a d'abord fallu choisir la teinte car nous souhaitions que la couleur soit prise dans la masse. Ce n'est pas forcément un bon calcul car il faut calculer la bonne quantité et un badigeon est si vite passé...
Bref, Catherine a travaillé là-dessus (personnellement, j'aime à peu près toutes le couleurs allant du ocre jaune au ocre rouge). Elle avait comme contrainte de ne pas dépasser 3% de la masse de chaux (préconisation de l'Ecole d'Avignon et de ... Ste Monique).
Elle a commencé par faire le mortier (5 seaux de sable (3 de 0,4 mm et 2 de 0,1 mm) et 3 seaux de chaux CL90 (chaux aérienne). Puis elle a ajouté 1% de pigment abricot (acheté c'est Dousselin, c'est que nous avons trouvé de moins cher dans le Rhône) Le résultat était trop clair. Elle a donc ajouté 1% de plus mais le résultat était encore trop clair.
Astuce : pour connaître assez rapidement la couleur finale d'un mortier, utiliser un morceau de syporex (bétion céllulaire). Ce dernier boira rapidement l'eau et laissera apparaître la teinte.
Finalement le 1% final a été de la terre de sienne et le résultat nous a bien plu. Nous l'avons d'ailleurs qualifier de "sable chaux" ;-)
Attention : la préparation du support étant toujours très important, j'avais mouillé le mur la veille puis le matin même pendant près de 30 minutes à chaque fois. Au lieu de prendre un pulvérisateur, je trouve que le jet en position "myst" (brouillard en anglais) est bien plus pratique.
Nous avons donc malaxé notre mortier avec ses pigments et l'avons laissé reposer la veille dans son gros fut en posant un plastique desssus (comme la chaux aérienne fait sa prise à l'air : no problemo).
Le matin, le chantier commence. Monique nous montre plusieurs types de finition et nous optons pour un enduit serré que nous trouvons très beau et qui demandera moins d'entretien car étant lisse, il se nétoyera plus facilement. Pas de chance, c'est le plus dur et le plus long à réaliser.
Monique commence à nous montrer les gestes. Ça à l'air pourtant si simple quand on la regarde :

Catherine contine :

Monique et Catherine en pleine concentration :

Je m'y met aussi (ça fait bizarre de se voir en photo, c'est François qui a du prendre la photo, le petit coquin). J'utilise la liane japonaise de Monique pour lisser. C'est agréables d'avoir les bons outils... :

Aucun détail ne résiste à Ste Monique ,-)

et voici le mur fini :

La partie en terre n'a pas étée recouverte de chaux car nous y appliqueront un corps d'enduit dans lequel sera inserré les carreaux que Catherine a préparés.
Afin qu'il devienne lessivable, nous allons appliquer ce matin quelques couches d'eau/savon noir à l'huile d'olive. Je vous donnerai plus de détails à ce sujet dans la semaine.
Le traitement des terre-cuite
François nous a préparé 3 flacons différents :
- 70 % Essence térébenthine/30 % huile de lin pour la 1ère couche
- 50 % Essence térébenthine/50 % huile de lin pour la 2ème couche
- 30 % Essence térébenthine/70 % huile de lin pour la 3ème couche
Il faut, comme d'habitude (encore merci à Stéphane D. pour le conseil allant dans le même sens concernant le bois) aller du moins gras au plus gras.
Lors de première couche, les terre cuite vont boire très vite le mélange. En particulier les terre cuite jaune qui sont plus poreuses (ce sont celles qui se trouvaient au bas du four si je ne me trompe pas). Une deuxième couche est ensuite passé, toujours avec la 70/30.
Voici les pots pour faire notre essai dans les WC :

et voic le résultat après le passage de 2 couches à 70/30.

Il ne reste plus qu'à passer 1 couche de 50/50 et une couche de 30/70.
Monique nous conseille de pas attendre plus de 2h avant de nettoyer le surplus concernant la 3ème couche (la plus délicate). Sans quoi, une fine pellicule se dépose sur la tommette et il ne resterait plus qu'à la décaper (on va essayer d'éviter et on regardera souvent l'horloge ,-))).
Encore merci super Monique.
De leur côté François et Philippe n'ont pas chomé, ils ont commencé à poser la structure du faux plafond dans le cellier. Les voici en plein boulot. Un grand merci à eux pour ce travail minitieux.


François a échappé aux photos, sacré coquin !!!
07:09 Publié dans Trucs et astuces des visiteurs | Lien permanent | Commentaires (6)

